Retour au blog
Savoir & Ilm 4 min de lecture

Le savoir utile : une récompense qui ne s'arrête jamais

Le savoir utile : une récompense qui ne s'arrête jamais

Parmi les questions les plus profondes que pose l'Islam : qu'est-ce qui reste de nous après notre mort ? Le Prophète ﷺ a donné une réponse claire et lumineuse qui place la connaissance au cœur de l'immortalité spirituelle.

إِذَا مَاتَ الْإِنْسَانُ انْقَطَعَ عَنْهُ عَمَلُهُ إِلَّا مِنْ ثَلَاثَةٍ: إِلَّا مِنْ صَدَقَةٍ جَارِيَةٍ، أَوْ عِلْمٍ يُنْتَفَعُ بِهِ، أَوْ وَلَدٍ صَالِحٍ يَدْعُو لَهُ

Lorsque l'homme meurt, ses œuvres s'arrêtent sauf en trois cas : une aumône continue (sadaqa jariya), un savoir dont on tire profit, ou un enfant vertueux qui prie pour lui.

Rapporté par Muslim

Sahih Muslim n°1631

hadithdujour.com

Ce hadith, l'un des plus connus de l'Islam, identifie le « 'ilm nafi' » — le savoir utile — comme l'une des trois sources de récompense qui perdurent après la mort. Concrètement, si vous enseignez à un enfant une sourate du Coran et qu'il la récite toute sa vie, vous en bénéficiez encore dans votre tombe.

Le savoir utile vs. le savoir accumulé

L'Islam distingue entre accumuler du savoir pour soi et transmettre un savoir qui profite. Les oulémas ont précisé que le « 'ilm nafi' » inclut tout ce qui aide les autres à mieux pratiquer leur religion, à grandir dans leur foi, ou à mener une vie meilleure selon les préceptes islamiques.

Le savant est supérieur à l'adorateur comme la lune est supérieure aux autres astres. Les savants sont les héritiers des prophètes. Les prophètes n'ont pas laissé en héritage des dinars ni des dirhams, mais ils ont laissé la connaissance.

Rapporté par Abu Dawud et At-Tirmidhi

Sunan Abu Dawud n°3641

hadithdujour.com

Application pratique pour nos écoles

  • Chaque enseignant d'une école islamique participe à une chaîne de transmission spirituelle qui remonte aux prophètes.
  • Conserver les bulletins et les progrès des élèves, c'est documenter la transmission de ce savoir.
  • Un élève qui mémorise le Coran grâce à son professeur représente une sadaqa jariya pour ce professeur.
  • Même les bénévoles administratifs participent à cette chaîne : sans organisation, l'enseignement ne peut pas avoir lieu.

En pratique

Gérer une école islamique avec sérieux — suivre les présences, publier des bulletins, faciliter la communication — n'est pas seulement une tâche administrative. C'est contribuer à un « 'ilm nafi' » collectif dont les fruits se mesurent bien au-delà de cette vie.

Essayer Moualimoun
Moualimoun

Moualimoun

Réponse sous 24h

م
Bonjour ! 👋
م
Comment pouvons-nous vous aider ?

Propulsé par Moualimoun